Suite vie économique 5.

19/02/2013 01:14

 

Une intimidation rémunérée.

Chaque pandilla possède ses propres quartiers et pour travailler sur leur territoire, il faut payer une taxe, voici encore une autre caractéristique de l'économie des maras, le racket est très rependu, que ce soit envers de simples civiles ou touristes ou encore envers les commerçants du quartier.

Les maras exercent aussi une taxe journalière sur les taxis ou les bus qui varie entre 1$ et 10$.

Si l’on refuse cette taxe, les maras nous harcèlerons jusqu’à ce qu’ils parviennent à leurs fins, mais si ils n’y parviennent pas, c’est probablement la mort qui nous attend.

Par exemple, un syndicaliste nommé César à fait part de son expérience auprès d’un journaliste. Il racontait que des employés de son usine qui étaient eux-mêmes des maras exigeaient qu’il organise le racket des salariés à leur place. Néanmoins il refusa et commença à être harcelé et menacé, tout comme ça famille, la mara savait tout de lui : l’endroit où il logeait, le bus qu’il prenait, l’école de ses enfants…etc.

Il essaya donc de se détourner de ce calvaire en démissionnant, mais cela n’a pas plût aux maras, ils ont donc exigé qu’il paye 1000 euros pour sa faute.

S’ils l’ont choisi plutôt qu’un autre, c’est parce qu’il est le secrétaire général du syndicat d’une maquilla d’environs 5000 ouvriers, il est donc connu de tous et vice versa.

Le racket des salariés est simple : la somme demandée est de 2€ par salariés au moment de la paye (qui gagnent 150€ par mois), multiplions ça par 5000 et les maras obtiennent un butin de 10000€ par mois. Si les salariés refusent, ils sont condamnés à la mort.

Le président de l’association des conducteurs de bus, Gamaliel Chil, évalue à 1,2 millions de Quetzales (125 000 euros) le prix payé chaque mois par les compagnies de transport aux groupes criminels afin d’éviter que leurs employés ne fassent l’objet d’attaques. Globalement, le montant des extorsions auprès des commerces, particuliers et ouvriers aurait atteint 100 millions de quetzales en 2005 (10 millions d’euros). La police est réduite à un aveu d’impuissance : selon ses propres statistiques, 90% des crimes restent impunis.

L'argent récolté par les maras avec tous leurs actes criminels servent à payer pour les mareros de la pandilla. Il servira à payer les soins médicaux dont ils nécessitent, ou encore à payer leurs avocats ou leurs cautions.

Partie "vie économique" traitée par Marine Sahabi Ghomi.